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1857 Première législation en matière de délinquance juvénile intitulée 'Acte pour accélérer le procès et la punition des jeunes délinquants'. Le but: accélérer les procédures pour éviter un emprisonnement trop long. Première définition légale de la délinquance juvénile.
1869 Création des premières institutions spécialement conçues pour la réhabilitation des jeunes. On passe de punition à réhabilitation.
1908 Loi sur les jeunes délinquants. L'approche éducative l'emporte plus que jamais sur le traitement pénitentiaire.
Dans les années 60, on assiste à de rapides et profondes transformations et le secteur de la justice n'y échappe pas. Plusieurs commissions d'enquête sont mises sur pied dans les années 60 et 70. De plus, on assiste à un courant très critique en criminologie et dans les sciences sociales. C'est d'ailleurs dans les années 70 qu'un criminologue américain provoque une certaine tempête en déclarant 'Nothing works' en parlant des programmes mis sur pied pour venir en aide aux jeunes contrevenants.
Bien que présent dans d'autres pays, l'intérêt pour les modes de règlements de conflits autres que judiciaires s'est surtout développé aux Etats-Unis. Les initiatives avaient en commun de proposer des alternatives aux sanctions traditionnelles telles que des travaux communautaires, une conciliation directe avec la victime, un remboursement etc...
Le concept est arrivé au Canada. Les groupes communautaires réalisent que de telles mesures peuvent être positives pour les membres des collectivités impliquées et qu'elles parviennent avantageusement à concilier les intérêts de la société et de la victime au traitement juste et équitable du 'délinquant'. Le Bureau de consultation jeunesse innove en parrainant une expérience de déjudiciarisation auprès des jeunes: 'Projet intervention jeunesse' de 1977 à 1979, à Outremont. Les intervenants du BCJ en collaboration avec une équipe de policier jeunesse élaborent alors un programme d'intervention visant à soustraire les jeunes du processus judiciaire en leur proposant des solutions de rechange axées sur la concertation. Quatre mesures leurs étaient alors proposées: conciliation avec la victime, lettre d'excuses, travaux bénévoles au profit de la victime ou de la communauté, mesure de 'conscientisation' ou d'admonestation par une intervention de type counselling.
Suite de l'historique
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